lundi 27 avril 2015

Nouer sa guimpe.

10.JPG Après un petit tour d'horizon des sources, voici une routine simple pour mettre la guimpe nouée en place.

Pour la réaliser, j'utilise un long rectangle de tissus d'environ 50*250cm, il peut être un peu plus large (Si la masse de cheveux en chignon est très importante, par exemple) et cette longueur me semble être un minimum.

La coiffe est portée sur un chignon qui peut être fixé par des épingles ou serré sommairement le temps de la draper. 01.JPG

La guimpe est placée de manière asymétrique sur le dessus de la tête : 02.JPG

Les 2 pans sont croisés derrière la nuque : 03b.JPG

Le pan le plus long est ramené au dessus du front : 04.JPG

On passe la pan derrière la nuque en veillant à bien recouvrir les cheveux (le chignon) sur l'arrière de la tête : 05.JPG

On passe le pan libre sous la bande passée au dessus du front pour le maintenir en place avant de le passer sous le menton. 06.JPG

Le pan libre est passé sous le menton. Dans cette version, inspirée des bas-relief de Gustorf, le pan n'est pas entortillé sur lui même mais reste drapé plissé serré de sorte à n'être qu'une bande. Dans certaines représentations, la coiffe couvre largement la gorge, il faut alors draper le pan en conséquence, cette façon de faire nécessite une plus grande quantité de tissu. 07.JPG

Le pan libre est de nouveau fixé en le passant sous la bande qui fait le tour du front. 08.JPG

On peut alors laisser la boucle ainsi formée (Bible de Manerius), faire un nœud (Vitraux de la Cathédrale de Chartres) ou ressortir le pan libre pour le draper sur le côté (bas reliefs de Gustorf), toutes ces manières sont illustrées dans les sources présentées précédemment : 10.JPG 11.JPG

mercredi 15 avril 2015

Une coiffe XIIe et XIIIe : la guimpe nouée.

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La guimpe (ginple, gimple) nouée (ou touaille -toelle-) est une coiffe drapée et entortillée plusieurs fois autour de la tête qui passe sous le menton. Elle est réalisée dans une grande bande de tissu fin. Elle était utilisée par les paysannes et les servantes pour les travaux physiques mais également pour les voyages. On l'observe sur les sources du troisième quart du XIIe siècle au premier quart XIVe.

Si la guimpe désigne, au cours de la période médiévale y compris au XIIIe siècle différents types de coiffes, nous allons nous intéresser à un seul type d'entre elles : la guimpe liée ou nouée.

Cette coiffe est représentée sur des personnages de la fin du XIIe siècle (bible de Manerius) à la mi-XIIIe (vitraux de la cathédrale de Chartres et bible de Maciejowski).

Dans cette première partie, j'évoquerai la coiffe dans les sources, dans une seconde partie, je présenterai ma routine simple qui permet de draper cette coiffe facilement même sans miroir.

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mardi 17 mars 2015

Un costume de bourgeoise vers 1490

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Le costume présenté est celui d'une bourgeoise allemande à la fin du XVe siècle d'après un tableau et une gravure d'Albrecht Dürer. Cependant, ce type de vêtement est couramment représenté dans les tableaux et enluminures germanique de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle.

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jeudi 27 novembre 2014

Pour des chausses historiques et confortables

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En terme de reconstitution, on peut privilégier la couture à la main pour le rendu extérieur, pour l'authenticité, pour la satisfaction d'avoir un costume réalisé de manière artisanale et historique. Mais la couture à la main peut également apporter un avantage indéniable concernant la variété d'assemblages qu'elle permet. Cette variété, pour peu que l'on étudie attentivement les pièces historiques qui nous sont parvenues, peut tout simplement nous offrir un confort supplémentaire et bienvenu.

Pour des pieds de chausses confortables, par exemple. Et quoi de plus essentiel que le confort de nos pieds ?

La technique est tirée du textile and clothing, p.153, l'assemblage permet de ne pas avoir de bourrelets dans les chaussures et de ne pas sentir la couture. Cet assemblage peut être utilisé dans d'autres contextes, c'est celui, par exemple, qui est utilisé pour la tunique de Ste Élisabeth de Thuringe..

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vendredi 21 novembre 2014

L'embu : de la 3D dans l'art du tailleur médiéval

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embu.jpg Fig 1 : La tunique de Kragelund (Viborg, 1045-1155) et le pourpoint de Charles de Blois (Musée des tissus de Lyon, 1364). Deux vêtements très différents avec 300 ans d'écart qui ont pourtant une technique en commun. J'ai déjà parlé de l'embu à différentes reprises dans mes articles évoquant la tunique 11ème.

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