mardi 18 août 2015

Pâtés aux herbes fraîches

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Petit billet hors challenges du HFF (Je vais peut être songer à revoir le nom de la catégorie) pour montrer la fabrications de petits pâtés aux herbes sur un camp médiéval. Cette recette a été réalisée avec nos amis de la Jesus running team (à savoir Amandine et Romain) lors du rassemblement l’Épée et le bourdon 2015. Le jour où nous avions décidé de les cuisiner était un jour fort pluvieux, les conditions étaient quelque peu difficiles ...

L'idée de départ était de réaliser des petits pâtés en croûte avec des produits simples et de saison.

La pâte est une base de pâte à pain : eau, farine de grand épeautre, levure et sel. Elle a très bien levé, n'était pas trop collante (malgré l'humidité qui régnait ce jour-là !) : pates-01.JPG

La composition de la garniture : herbes fraiches du jardins (salades montées, verts de blettes, menthe, bourrache, aneth, sauge, persil ... j'en oublie peut être mais vous saisissez le principe.), un peu d'oignons, quelques œufs et de la tome fraiche pour lier et quelques dés de jambon ou de lard. pates-02.JPG

La pâte à la farine d'épeautre était très agréable à travailler, nous l'avons un peu trop affinée compte tenu de la quantité de garniture que nous avions. Nous avons d'ailleurs terminé la garniture simplement en poêlée de légume le soir même. pates-02b.JPG

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Pendant ce temps, le feu avait été lancé. Sur une pierre plate, nous avons disposé des braises et fait chauffer la plaque à pain. Cet objet qui date au moins de l'époque romaine se retrouve jusqu'aux XIIe et XIIIe siècles en Italie. Si la plaque à pain ressemble à ce que nous connaissons comme couvre-braise, la différence notable semble être le trou dans la cloche qui permet au couvre-braise de conserver un peu de tirage alors que la plaque à pain en est dépourvue (Merci à Romain pour toutes les recherches sur le sujet !). pates-04.JPG

Les pâtés sont prêts, pas très réguliers, beaucoup farinés (mais vu l'humidité nous avions peur qu'ils collent trop). pates-05.JPG

Une fois que la pierre et la cloche sont bien chaudes, nous débarrassons la pierre de ses braises, nous farinons (encore !) et c'est partit pour la cuisson. pates-06.JPG

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L'an dernier, lors de nos essais de cuisson de pain (nous avons déclaré forfait pour le pain cette année à cause des conditions météo), nous n'avions pas eu besoin de rapprocher de braise de la cloche, mais le temps était beaucoup plus chaud et sec. Cette année, nous avons dû rapprocher des braises. pates-09.JPG

Le moment fatidique où les pâtés sortent de cuisson ! pates-10.JPG

Ils se tiennent, ont bien gonflé, les plus réussis ont la croûte bien craquante (malgré toute l'eau contenue dans les herbes). Seul reproche : ils ne sont pas très dorés ! pates-11.JPG

Malgré ce que j'ai dit tout au long de l'article, nous avons eu aussi très beau temps à la fin du rassemblement (nous avons même démonté au sec !) qui fut une réussite ! La recette a simplement été réalisée en début de rassemblement au plus dur moment ...

lundi 27 avril 2015

Nouer sa guimpe.

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10.JPG Après un petit tour d'horizon des sources, voici une routine simple pour mettre la guimpe nouée en place.

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mercredi 15 avril 2015

Une coiffe XIIe et XIIIe : la guimpe nouée.

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La guimpe (ginple, gimple) nouée (ou touaille -toelle-) est une coiffe drapée et entortillée plusieurs fois autour de la tête qui passe sous le menton. Elle est réalisée dans une grande bande de tissu fin. Elle était utilisée par les paysannes et les servantes pour les travaux physiques mais également pour les voyages. On l'observe sur les sources du troisième quart du XIIe siècle au premier quart XIVe.

Si la guimpe désigne, au cours de la période médiévale y compris au XIIIe siècle différents types de coiffes, nous allons nous intéresser à un seul type d'entre elles : la guimpe liée ou nouée.

Cette coiffe est représentée sur des personnages de la fin du XIIe siècle (bible de Manerius) à la mi-XIIIe (vitraux de la cathédrale de Chartres et bible de Maciejowski).

Dans cette première partie, j'évoquerai la coiffe dans les sources, dans une seconde partie, je présenterai ma routine simple qui permet de draper cette coiffe facilement même sans miroir.

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mardi 17 mars 2015

Un costume de bourgeoise vers 1490

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Le costume présenté est celui d'une bourgeoise allemande à la fin du XVe siècle d'après un tableau et une gravure d'Albrecht Dürer. Cependant, ce type de vêtement est couramment représenté dans les tableaux et enluminures germanique de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle.

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jeudi 27 novembre 2014

Pour des chausses historiques et confortables

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En terme de reconstitution, on peut privilégier la couture à la main pour le rendu extérieur, pour l'authenticité, pour la satisfaction d'avoir un costume réalisé de manière artisanale et historique. Mais la couture à la main peut également apporter un avantage indéniable concernant la variété d'assemblages qu'elle permet. Cette variété, pour peu que l'on étudie attentivement les pièces historiques qui nous sont parvenues, peut tout simplement nous offrir un confort supplémentaire et bienvenu.

Pour des pieds de chausses confortables, par exemple. Et quoi de plus essentiel que le confort de nos pieds ?

La technique est tirée du textile and clothing, p.153, l'assemblage permet de ne pas avoir de bourrelets dans les chaussures et de ne pas sentir la couture. Cet assemblage peut être utilisé dans d'autres contextes, c'est celui, par exemple, qui est utilisé pour la tunique de Ste Élisabeth de Thuringe..

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