mardi 17 mars 2015

Un costume de bourgeoise vers 1490

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Le costume présenté est celui d'une bourgeoise allemande à la fin du XVe siècle d'après un tableau et une gravure d'Albrecht Dürer. Cependant, ce type de vêtement est couramment représenté dans les tableaux et enluminures germanique de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle.

durer.WomanWithHerhairUp1.1496-98_AD-MGApl50_.jpg Albrecht Dürer ; Portrait de femme aux cheveux relevés ; 1496-1498 ; Huile sur toile, 56,5 x 42,5 cm. Staatliche Museen zu Berlin, Berlin.

Mss.h.h.I.3-f58.jpg Amtliche Berner Chronik, vol. 3 ; Bern, Burgerbibliothek, Mss.h.h.I.3 ; fol.58 ; Berne · 1478-1483

Sous vêtements

Chemise

La chemise est réalisé dans une toile de lin fin. Cette chemise, très ample, et largement froncée au col et aux poignets présente déjà une des formes spécifique aux chemises de la renaissance.

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Robe

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La cotte est réalisé dans un drap de laine orangé, tissé en sergé 2/2. Elle est réalisée en 2 parties devant et derrière qui s'évasent à partir de la taille. Deux godets devant et derrière ajoute encore de l'ampleur.

Ces deux godets, qui démarrent sous la poitrine sont plissés et renforcés de cordes jusqu'à la taille. La corde permet de conserver le volume des plis et de renforcer cette partie.

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La cotte est fermée sur le devant par un lacet en soie[1] passant dans des crochets métalliques[2].

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Le décolleté est très profond et en pointe. Deux boutons[3] en métal sont cousus sur le haut du décolleté et permettent au moyen d'un lacet de le retenir lorsque la cotte n'est pas fermée bord à bord (comme sur bon nombre de représentations de ce genre de cotte).

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Les manches ont des emmanchures très serrée. Elles sont fendues sur l'arrière sur presque toute la longueur et une série d’aiguillettes passées dans des œillets permet de les maintenir fermées tout en laissant apparaître les manches amples de la chemise.

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Coiffe et coiffure

Coiffure

La coiffure est réalisée sur une base de tresses remontées de chaque côté sur les oreilles. Sans postiche, cette coiffure est bien moins imposante que celle du tableau de Dürer, mais certaines enluminures nous montrent cette coiffure réalisée sans doutes avec seulement les vraischeveux.

Pour agrémenter la coiffure, un galon de soie, tissé aux tablettes est ajouté. Ce galon présente une sorte de frange sur l'arrière (portée sur la nuque). Cette coiffure est appelée gefrens[4].

Un postiche et un voile sont en préparation.

Notes

[1] Cordonnet de soie teinté à la garance : l'Atelier de Micky

[2] Crochets fabriqués par Labor temporis

[3] Boutons fabriqués par Labor temporis

[4] Ce terme semble être un terme spécifique Allemand du moyen âge, si quelqu'un connait un équivalent français ou une traduction possible, n'hésitez pas à m'en faire part !

jeudi 27 novembre 2014

Pour des chausses historiques et confortables

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En terme de reconstitution, on peut privilégier la couture à la main pour le rendu extérieur, pour l'authenticité, pour la satisfaction d'avoir un costume réalisé de manière artisanale et historique. Mais la couture à la main peut également apporter un avantage indéniable concernant la variété d'assemblages qu'elle permet. Cette variété, pour peu que l'on étudie attentivement les pièces historiques qui nous sont parvenues, peut tout simplement nous offrir un confort supplémentaire et bienvenu.

Pour des pieds de chausses confortables, par exemple. Et quoi de plus essentiel que le confort de nos pieds ?

La technique est tirée du textile and clothing, p.153, l'assemblage permet de ne pas avoir de bourrelets dans les chaussures et de ne pas sentir la couture. Cet assemblage peut être utilisé dans d'autres contextes, c'est celui, par exemple, qui est utilisé pour la tunique de Ste Élisabeth de Thuringe..

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vendredi 21 novembre 2014

L'embu : de la 3D dans l'art du tailleur médiéval

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embu.jpg Fig 1 : La tunique de Kragelund (Viborg, 1045-1155) et le pourpoint de Charles de Blois (Musée des tissus de Lyon, 1364). Deux vêtements très différents avec 300 ans d'écart qui ont pourtant une technique en commun. J'ai déjà parlé de l'embu à différentes reprises dans mes articles évoquant la tunique 11ème.

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vendredi 27 juin 2014

Challenge #2 : Crétonnée de fèves nouvelles

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I forgot the challenge. I love medieval sauces because they're a little bit sour and not fat. It's often surprising and I love the taste. But I forgot the challenge. So yesterday evening, I remembered it late (9PM !) and tried to make something quickly (because I leave for few days) with what I  […]

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mardi 10 juin 2014

First challenge, first dilemma

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Disclaimer : please, be indulgent, it's my first English blog post ! But if you see some mistakes tell me, I'll be happy to progress. This is the result of the first challenge of the Historical Food Fortnightly. The challenge Food is described in great detail in much of the literature of the past.  […]

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