lundi 4 janvier 2016

De la suspension des chausses masculines (XIIe-XVIIe)

(...) lors commencza le monde de attacher les chausses au pourpoint. Et non le pourpoint aux chausses, car c’est chose contre nature (...).

Gargantua ; François Rabelais ; 1535.

Les chausses sont le vêtement qui couvre les jambes. D'abord séparées, en suivant l'évolution de la mode, elles seront de plus en plus hautes et couvrantes et elles finiront par être jointes et couvrir l'entre-jambe pour se transformer finalement en culotte au XVIIe siècle. Elles tiennent par suspension en les attachant grâce à des aiguillettes à un autre vêtement.

Je vous propose une petite rétrospective sur l'évolution des systèmes de suspension.

Dans le but de simplifier cet article, je ne vais m'attarder que sur la description des différents systèmes d'attaches des chausses. Il faut garder en mémoire que toute la population n'a pas abandonné d'un coup un système au profit d'un autre. Lorsque l'on parle de l'adoption du doublet au XIVe siècle et de l'impact qu'il aura sur la fixation des chausses, sa diffusion dans l'ensemble de la société prendra près d'un siècle ... plusieurs modes peuvent cohabiter sur une même période il en va de même pour la suspension des chausses.

Ainsi, je n'ai pas tenté de réaliser une chronologie précise de l'apparition ni de l'abandon de chaque système mais de les décrire pour donner les clés d'interprétation, de sorte que, devant une représentation, vous soyez capable de déterminer facilement par quel(s) moyen(s) les chausses peuvent être tenues.

Enfin, bien que la manière d'attacher les chausses ne puisse pas être considérée indépendamment de leur forme, nous n'allons pas approfondir l'évolution de celle-ci.

Définitions

Le mot chausses (ou chauce) est attesté depuis 1150. Avant, le terme employé est le latin vulgaire calcea (800), féminin tiré du latin calceus, mot désignant une chaussure d'abord portée par les rois et les patriciens, et probablement d'origine étrusque. Calcea a évolué de bonne heure vers le sens de guêtre couvrant à la fois le pied et la jambe, également attesté par l'italien calza et l'espagnol calza, bas[1].

Avant le doublet

Aux XIIe et XIIIe siècles, les chausses couvrent l'ensemble de la jambe jusqu'à mi-cuisse ou jusqu'en haut de celle-ci.

Tant que la cotte est le vêtement de dessus principal (et même après l'apparition du doublet dans la garde-robe, pour ceux qui portent encore la cotte), les chausses séparées, s'attachent à des cordons fixés au braiel[2].

Sur cette représentation de paysans portant uniquement leurs braies, on voit que les cordons pendent du braiel. Ils peuvent servir soit pour remonter le bas des braies soit pour attacher les chausses :

st-germain.jpg Martyrologe-Obituaire de Saint-Germain-des-Prés ; 1250-1290 ; Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Latin 12834 ; fol.64v.

vdh-01.png Le carnet de Villard de Honnecourt ; Folio 28 - Lutteurs ; BNF.

Sur ce dessin de Villard de Honnecourt représentant 2 lutteurs, on remarque que le cordon est attaché à une sorte de bouton dans la pointe de la chausse. Ce bouton est probablement une sphère (ou une perle) en bois attachée sur l'arrière de la chausse. Le nœud est réalisé sur l'endroit en passant le cordon autour de la boule ainsi formée. Ce système permet d'éviter de fragiliser la pointe de la chausse en passant le cordon au travers d'un œillet.

Même représentation au XIVe siècle sur une des planches du traité d'anatomie de Guido da Vigevano :

M0007587EB Guido de Vigevano, miniature anatomical figures, 1345 Anathomia Designata per Figures ; Guido da Vigevano ; 1345.

Enfin, pour illustrer la persistance de ce système (chausses séparées attachées sur l'avant aux braies), une enluminure datée 1440 représentant St Sébastien :

cleeves-01.png Livre d'heures de Catherine de Cleves ; MS M.917, pp. 252–253 ; 1440 ; Hollande.

L'apparition du doublet

Avec la diffusion du doublet au cours du XIVe siècle, l'adoption de vêtements très ajustés et le raccourcissement du vêtement de dessus dans la garde-robe masculine, la forme des chausses va évoluer. En effet, les chausses séparées montant jusqu'en haut des cuisses ont posé un certain nombre de problèmes de pudeur dont le ridicule nous a été transmit par les chroniqueurs de l'époque [3].

Lo_scheggia__desco_col_gioco_del_civettino__1450_ca._01.JPG Jeu du civettino ; Lo Scheggia ; 1450 ; Palazzo DDavanzati, Florence.

Les chausses vont d'abord se faire plus longues et plus couvrantes tout en restant séparées.

On a la chance d'avoir un exemple exceptionnel de doublet de la fin du XIVe siècle, suffisamment bien conservé pour nous indiquer comment attacher les chausses : des languettes de lin sont cousues à l'intérieur du pourpoint : Les attaches de chausses sont réalisées à partir d'une étoffe de lin en forme de trapèze. Deux languettes de 10 centimètres y sont découpées et retournées sur elles-mêmes pour former un cordon[4].

cdb-2.jpeg Pourpoint de Charles de Blois, 1364, conservé au Musée des Tissus de Lyon.

Sous le vêtement moulant qu'est le doublet, pas question de nouer les cordons sur une boule rigide. Les languettes sont passée dans des œillets , brodés par paire sur le haut des chausses. On compte 8 attaches qui permettent de fixer les chausses sur tout le tour de la taille. Ce n'est qu'à l'entre-jambe que les chausses ne couvrent pas le porteur.

Les chausses jointes ou chausses à plain-fond

Au XVe siècle, le problème d'attentat à la pudeur est (en partie) résolu en cousant les deux jambes ensembles, pour former des chausses jointes ou chausses à plain-fond (ou plein-fond selon la graphie employée).

Les chausses s'attachent alors au pourpoint mais sur le bas des basques[5] grâce à des aiguillettes passées dans des séries d’œillets disposés par 2 sur le bas du doublet et sur le haut des chausses.

othon.png Dirk Bouts : La justice de l'empereur Otton : Le supplice du comte innocent, détail ; (ca. 1473-1475) ; Musées royaux des beaux art de Belgique, Musée d'art ancien.

Les aiguillettes sont d'abord passées dans les chausses puis dans le doublet. Les chausses sont portées en dessous.

Lorsque les mouvements étaient gênés par ce système contraignant, notamment pour les travaux physiques, certaines aiguillettes voire toutes pouvaient être détachées.

La renaissance (XVIe et XVIIe siècles)

Au cours de la renaissance, la forme du pourpoint va souvent changer. Que se soit sur la forme des basques (longues et amples ou absentes. Cousues entre elles ou bien indépendantes) ou sur l'emplacement de la ligne de taille (tantôt placée bas sur le ventre, tantôt placée au dessus des côtes).

Les chausses vont également subir une évolution notable, puisqu'elles vont se séparer en 2 parties : les haut-de-chausses[6] et les bas-de-chausses (ou simplement chausses). Ce sont évidemment les haut-de-chausses qui s'attachent au pourpoint.

Leur forme également va varier : d'abord courts et bouffants, puis plus longs et droits jusqu'aux volumineuses rhingraves[7].

La seule constante dans toutes ces variations, c'est que les haut-de-chausses et le pourpoint continueront à être attachés ensemble jusqu'au moment où les hauts-de-chausses seront remplacés par la culotte à partir de 1670. En ce qui concerne la fixation des haut-de-chausses, on peut dégager plusieurs tendances qui coexistent jusqu'à la fin de l'usage des haut-de-chausses fixés au pourpoint.

Fixation visible

Dans la même veine que sur les pourpoint XVe, les pourpoints au début de la renaissance vont avoir un système d'attache traversant sur le doublet. La différence notable est qu'au lieu d'être située sur le bas du pourpoint (et donc le bas des basques) la ligne d’œillets va être placée au niveau de la taille.

Pourpoint à basques très courtes ou sans basque

Certains pourpoints du XVIe siècle (du début jusqu'au 3ème tiers) sont dépourvus de basques : ils s'arrêtent à la ligne de taille ou vont présenter une bande sous la ligne de taille juste assez large pour supporter les œillets qui serviront à attacher les chausses.

cranach.png Le martyr de Ste Catherine, détail, Lucas Cranach l'ancien, 1508.

Les rubans décoratifs

On retrouve ce système d’œillets traversant dans les basques longues et détachées les unes des autres des formes caractéristiques du XVIIe siècle.

2011EV8033_2500.jpg Doublet, 1625, 1630 ; Italie ; V&A..

Vers la fin du XVIe siècle les aiguillettes deviennent un élément décoratif à part entière jusqu'à la mode consistant à faire de grands nœuds de larges rubans.

2009BY0321_2500.jpg Pourpoint et haut-de-chausses, Angleterre, 1635-1640, V&A.

Les rubans se multiplieront comme élément de décoration avec la mode des rhingrave mais ce système a été porté sur des haut-de-chausses droits également. Sur certains pourpoints, les rubans décoratifs ne serviront plus à fixer les chausses et seront attachés à des brides cousues sur l'endroit du vêtement. rubans-03.jpg Doublet en soie ; 1580 ; The Metropolitan Museum of Art.

La fixation intérieure

800px-Charles_IX_par_Clouet_Louvre.jpg Portrait de Charles IX, roi de France (1550-1574) ; François Clouet ; 1566 ; Musée du Louvre.

Sur les pourpoints à basque longues du XVIe siècle, on ne voit souvent aucun système d'attache de l'extérieur. Certains vêtements conservés nous révèlent que les haut-de-chausses n'étaient pas indépendants pour autant, en effet, une ceinture rapportée sur l'intérieur du pourpoint, au niveau de la taille, percée d’œillets, permettait d'attacher les haut-de-chausses avec des aiguillettes.

sture.jpg Pourpoint de Svante Sture (1567), détail. Janet Arnold Patterns of fashion 3 ; Macmillan ; 1985.
Détail de la bande de lin cousue à l'intérieur du pourpoint sur la ligne de taille avec des œillets brodés par 2.

A partir de 1630, les haut-de-chausses sont quasiment indépendants, comme le seront les culottes de la fin du siècle.

Cependant avec la mode des pourpoints à la ligne de taille très haute et des basques séparées, il faut faire tenir les hauts de chausses bien plus haut que sur les hanches (voire même que la taille naturelle). Des système mélangeant œillets et crochets métalliques permettent de tenir les hauts de chausses sur la ligne de taille du pourpoint. Ces systèmes ne font pas nécessairement tout le tour de la taille. On peut trouver simplement 3 crochets de chaque côté pour maintenir les hauts de chausses à la bonne hauteur.

2012FE3161_2500.jpg Pourpoint et haut-de-chausses d'enfant, Angleterre, 1640, V&A.

A la fin du XVIIe siècle (vers 1680), le costume masculin se composera non plus d'un pourpoint et haut-de-chausses mais d'un justaucorps et d'une culotte. Bien que la culotte semble directement dérivée des haut-de-chausses [8], cet ensemble sonne le glas du lien physique entre chausses et pourpoint : la culotte est indépendante.

Petite curiosité

Terminons cet article par deux représentations particulières de chausses attachées par dessus le pourpoint.

8herac15.jpg Bataille entre Héraclius et Chosroès (détail) ; 1452-66 ; fresque ; Piero della Francesca

Visconti-Sforza_tarot_deck._The_Hanged_Man.jpg Le pendu ; Tarot de Visconti-Sforza ; Morgan Library ; 1450–1480.

Sur ces deux images du XVe siècle, les personnages représentés sont un infidèle Sassanide[9] pour la première et le pendu du tarot. Cette manière d'attacher les chausses par dessus le doublet est probablement uniquement symbolique. Est-ce à ça que faisait allusion Rabelais 100 ans plus tard ?

Notes

[1] Rey, Aain, Dictionnaire historique de la langue française.

[2] ceinture qui permet de tenir les braies, possiblement en cuir si l'ont s'en tient à la description des fabricants de braiels dans le Livre des Métiers d'Etienne Boileau.

[3] Newton, Stella Mary, Fashion in the age of the Black Prince, Boydell & Brewer Ltd, 1080.

[4] Schoefer, Marie, Le Pourpoint de Charles de Blois, remarques faites au cours de sa restauration, Histoire et images Médiévales thématique n°6, 2006.

[5] partie rapportée située sous la ligne de taille.

[6] Le terme apparaît sous la forme hault de chausses dans le Quart Livre de François Rabelais, 1548 : pour te faire un hault de chausses, & nouvelle braguette et dans ''Les essais, Livre I, chapitre XXXI, des Cannibales, Michel de Montaigne, 1595 : Tout cela ne va pas trop mal : mais quoy, ils ne portent point de haut de chausses (en parlant des sauvages).

[7] Haut-de-chausses larges et flottantes qui ressemble à une jupe.

[8] plusieurs inventaires parlent de hauts-de-chausses en forme de culotte, Micheline Baulant, Jalons pour une histoire du costume commun, L'exemple de Meaux (1590-1670), Histoire & mesure, XVI - 1/2, 2001.

[9] La bataille d'Héraclius contre Chrosoès fait partie de la croisade pour la reconquête de la relique de la vraie croix.

samedi 12 décembre 2015

Boutons brodés sur âme en bois

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Pour le costume de bourgeois 1630, j'ai réalisé une grande série de boutons brodés qui ornent le pourpoint.

Il existe de nombreux type de boutons ''textile'' pour cette période. De la simple boule de tissu aux boutons richement brodés d'or, le bouton va faire partie des éléments qui caractérisent socialement un vêtement.

buttons-v-a.jpg Sur ce détail d'un doublet 1630, on voit sur les boutons abîmés que les boutons sont en bois rebrodés. Le motif de ces boutons, en chevrons, est cependant plus complexe que celui que je présente ici.
Doublet et chausses, 1625-1630, Victoria and Albert Museum.

Les boutons que j'ai réalisé pour ce costume sont simple d'un point de vue décoratif mais également d'un point de vue technique. Voyons les explications pas à pas ...

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samedi 24 octobre 2015

Nouer une tresse

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En attendant de nouveaux tutoriel de coiffes (XIIe siècle à venir) voici une petite astuce qui peut servir pour la suite.

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mardi 18 août 2015

Pâtés aux herbes fraîches

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Petit billet hors challenges du HFF (Je vais peut être songer à revoir le nom de la catégorie) pour montrer la fabrications de petits pâtés aux herbes sur un camp médiéval. Cette recette a été réalisée avec nos amis de la Jesus running team (à savoir Amandine et Romain) lors du rassemblement l’Épée et le bourdon 2015. Le jour où nous avions décidé de les cuisiner était un jour fort pluvieux, les conditions étaient quelque peu difficiles ...

L'idée de départ était de réaliser des petits pâtés en croûte avec des produits simples et de saison.

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lundi 27 avril 2015

Nouer sa guimpe.

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10.JPG Après un petit tour d'horizon des sources, voici une routine simple pour mettre la guimpe nouée en place.

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mercredi 15 avril 2015

Une coiffe XIIe et XIIIe : la guimpe nouée.

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La guimpe (ginple, gimple) nouée (ou touaille -toelle-) est une coiffe drapée et entortillée plusieurs fois autour de la tête qui passe sous le menton. Elle est réalisée dans une grande bande de tissu fin. Elle était utilisée par les paysannes et les servantes pour les travaux physiques mais également pour les voyages. On l'observe sur les sources du troisième quart du XIIe siècle au premier quart XIVe.

Si la guimpe désigne, au cours de la période médiévale y compris au XIIIe siècle différents types de coiffes, nous allons nous intéresser à un seul type d'entre elles : la guimpe liée ou nouée.

Cette coiffe est représentée sur des personnages de la fin du XIIe siècle (bible de Manerius) à la mi-XIIIe (vitraux de la cathédrale de Chartres et bible de Maciejowski).

Dans cette première partie, j'évoquerai la coiffe dans les sources, dans une seconde partie, je présenterai ma routine simple qui permet de draper cette coiffe facilement même sans miroir.

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mardi 17 mars 2015

Un costume de bourgeoise vers 1490

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Le costume présenté est celui d'une bourgeoise allemande à la fin du XVe siècle d'après un tableau et une gravure d'Albrecht Dürer. Cependant, ce type de vêtement est couramment représenté dans les tableaux et enluminures germanique de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle.

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lundi 5 janvier 2015

Le chaperon, de l'utilitaire à la parure

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Le chaperon est un élément du costume médiéval largement répandu en reconstitution à la fois pour son côté pratique et son aspect emblématique. Nous allons à travers une brève histoire chronologique de ce vêtement et de ses formes, étudier comment il s'inscrit dans l'histoire de la mode et des usages vestimentaires.

Séparer l'histoire du chaperon, l'évolution de sa forme et de ses usages de sa définition est quasiment impossible.

Remontons à ses origines.

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jeudi 27 novembre 2014

Pour des chausses historiques et confortables

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En terme de reconstitution, on peut privilégier la couture à la main pour le rendu extérieur, pour l'authenticité, pour la satisfaction d'avoir un costume réalisé de manière artisanale et historique. Mais la couture à la main peut également apporter un avantage indéniable concernant la variété d'assemblages qu'elle permet. Cette variété, pour peu que l'on étudie attentivement les pièces historiques qui nous sont parvenues, peut tout simplement nous offrir un confort supplémentaire et bienvenu.

Pour des pieds de chausses confortables, par exemple. Et quoi de plus essentiel que le confort de nos pieds ?

La technique est tirée du textile and clothing, p.153, l'assemblage permet de ne pas avoir de bourrelets dans les chaussures et de ne pas sentir la couture. Cet assemblage peut être utilisé dans d'autres contextes, c'est celui, par exemple, qui est utilisé pour la tunique de Ste Élisabeth de Thuringe..

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vendredi 21 novembre 2014

L'embu : de la 3D dans l'art du tailleur médiéval

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embu.jpg Fig 1 : La tunique de Kragelund (Viborg, 1045-1155) et le pourpoint de Charles de Blois (Musée des tissus de Lyon, 1364). Deux vêtements très différents avec 300 ans d'écart qui ont pourtant une technique en commun. J'ai déjà parlé de l'embu à différentes reprises dans mes articles évoquant la tunique 11ème.

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vendredi 27 juin 2014

Challenge #2 : Crétonnée de fèves nouvelles

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I forgot the challenge. I love medieval sauces because they're a little bit sour and not fat. It's often surprising and I love the taste. But I forgot the challenge. So yesterday evening, I remembered it late (9PM !) and tried to make something quickly (because I leave for few days) with what I  […]

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mardi 10 juin 2014

First challenge, first dilemma

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Disclaimer : please, be indulgent, it's my first English blog post ! But if you see some mistakes tell me, I'll be happy to progress. This is the result of the first challenge of the Historical Food Fortnightly. The challenge Food is described in great detail in much of the literature of the past.  […]

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dimanche 1 juin 2014

Challenges culinaires ...

The Historical Food Fortnightly est une série de challenges sur le thème de la cuisine historique (pré 1960). Toutes les deux semaines, un thème donné pour préparer un plat historique avec comme démarche : la documentation, les sources. Le but est la recherche sur la cuisine historique. Ces derniers  […]

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samedi 1 février 2014

Bourse grenouille du XVIIe siècle

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Pour inaugurer les articles consacrés à d'autres périodes que le Moyen âge, démarrons par un accessoire qui rappelle un peu quelques aumônières déjà réalisées : les aumônières en filet (première hypothèse, deuxième hypothèse).

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lundi 23 septembre 2013

Un costume de femme de la noblesse vers 1260

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Voici une proposition de reconstitution d'un costume d'une femme de la noblesse du 3ème quart du XIIIe siècle. Il est fortement influencé par la mode germanique.

Sa spécificité est de proposer une robe riche, décorée, conforme à la mode de l'époque tout en conservant une certaine bienséance. En effet, dès que l'on s'attaque au costume de la noblesse, la symbolique et la signification du vêtement gagne encore en importance : on est défini par le costume.

Les détails, tels que les différentes habits qui composent cette robe, ainsi que la coupe des vêtements, les matériaux qui les composent, les décorations, les accessoires, tout doit être pensé en fonction de ce que l'on souhaite montrer de sa personne et de son rang.

N'hésitez pas à vous reporter à mon précédent article pour plus de détails sur la mode féminine au XIIIe siècle.

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lundi 9 septembre 2013

Le double face c'est facile - partie 3

Rappel des épisodes précédents :

A présent, nous allons voir le principe du tissage : comment le motif se forme, comment travailler les séquences de tissage.

Je vais aborder cette partie par une illustration visuelle et empirique plutôt que d'expliquer la théorie du tissage à cartes.

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lundi 2 septembre 2013

Le double face c'est facile - partie 2

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Deuxième partie de ce tutoriel consacré au tissage double-face.

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Dans la première partie nous avons vu quelques exemples et listé les prérequis.

Nous allons nous attaquer au vif du sujet en commençant pas le commencement : l'ourdissage et la mise en carte.

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samedi 10 août 2013

Le double face c'est facile - partie 1

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Le double face c'est facile, mais long mais facile mais long mais facile mais ... Vous saisissez la blague ?

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Le double-face est une technique de tissage aux cartes qui permet de créer à peu près n'importe quel motif. Les tissages en double-face sont très courants dans les fragments qui nous sont parvenus, parfois combinés avec d'autres techniques, comme le broché.

Ce tutoriel se divisera en plusieurs articles pour vous expliquer cette technique : des principes de base à la création de motifs jusqu'au tissage. Il s'adresse aux personnes familiarisées avec le tissage aux cartes, mais pas nécessairement très expérimentés.

Ce tutoriel sera fait avec des moyens modernes (cartes en cartons, papier ...).

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dimanche 5 mai 2013

La bourse ou l'aumônière !

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En reconstitution, l'aumônière est souvent l'accessoire joli, qui fait envie. Mais on ne sait pas toujours si l'on peut le porter ni comment.

C'est aussi parfois, l'accessoire utile dont nous avons l'impression ne pas pouvoir nous passer pour des raisons autant pratiques qu'anachroniques.

Les questions que l'on me pose régulièrement sur les aumônières sont : Est-ce qu'on a des représentations ? Est-ce qu'elles étaient vraiment portées ? Est-ce que c'était porté par les hommes ?

P1050369.JPG Une aumônière en cours de broderie au fil de soie. Accessoire classieux à porter impérativement ?

Que faire pour ne pas se tromper d'accessoire ni faire de faute de goût ? Qu'aurait écrit une blogueuse de mode au moyen-âge ?

Plongeons dans l'univers de l'accessoire par excellence !

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mercredi 27 mars 2013

Making of d'un doublet fin XVe

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Voici un petit aperçu des dessous de la confection d'un doublet de la seconde moitié du XVe siècle.

Une fois n'est pas coutume, pas de recherches ni de sources, mais de la technique et uniquement de la technique !

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