samedi 14 janvier 2017

Saya encordada - tunique espagnole XIIIe siècle

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saya-03.JPGDans le cadre d'une proposition de reconstitution d'un costume noble espagnol de la seconde moitié du XIIIe siècle, je vais vous présenter d'abord quelques pièces individuellement. Je réaliserai un article global sur l'ensemble du costume et des choix qui ont été faits ensuite.

La première pièce, très typique et spécifique à l'Espagne de cette période est la saya encordada ou tunique lacée. La saya est un vêtement intermédiaire (cotte, portée sur la chemise et sous le surcot ou le manteau) porté aussi bien par les hommes que par les femmes durant le XIIIe siècle.

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mardi 24 mai 2016

Coiffes féminines au XIIe siècle : les formes.

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Je vous propose un petit tour d'horizon sur les coiffes au XIIe siècle. Dans ce premier article, nous allons étudier les représentation de coiffes pour en dégager les formes générales ainsi que les fréquences de représentation.

La coiffure ainsi que la coiffe font partie intégrante d'un costume aussi bien masculin que féminin. En effet, la mode ainsi que les usages sociaux concernent aussi bien la manière de coiffer ses cheveux que les accessoires que l'on peut y ajouter. La coiffe peut être une protection, une contrainte sociale et/ou religieuse, un accessoire de mode.

J'ai étudié un corpus de 2500 représentations (enluminures, statuaires, émaux) pour relever les différents type de coiffes sur les personnages féminins.

J'ai commencé par réaliser une typologie simple pour les différentes coiffes observées. Je n'ai pas essayé de différentier à tous prix les modèles de coiffe sur le moindre petit détail mais plutôt de créer de grandes familles dans le but de proposer des tutoriels sur la manière de les réaliser.

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jeudi 3 mars 2016

Un costume de bourgeois 1630 - 1640

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Ce costume est une proposition de reconstitution de l'habit bourgeois à la fin du règne de Louis XIII. Le costume dans son ensemble est le fruit d'un croisement entre une série de gravures (les gravures d'Abraham Bosse[1] qui a réalisé une série sur la mode) et de vêtements d'époque (pour le relevé des patrons et les techniques de construction).

La tenue est composée d'une chemise en toile de lin blanc, un pourpoint et des haut-de-chausses en drap de laine gris, un manteau en serge de laine noire, des bas en maille de soie, un collet, des manchettes et des canons en toile de lin blanc, des bottes et un chapeau.

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Le costume est peu (voire pas) décoré. En effet, la fin du règne de Louis XIII est marquée par un certain nombre d'édits visant à limiter les excès de la mode. Ainsi, broderies, passementeries et dentelles furent interdits à plusieurs reprises. Il est vraisemblable, étant donné que ces ordonnances étaient répétées régulièrement (1620, 1629, 1633) qu'elles n'étaient guère respectées. Certaines gravures nous montrent ainsi des courtisans arborant des dentelles et des passementeries dans ces mêmes périodes. L'ordonnance du 18 novembre 1633, qui défendait aux sujets de porter sur leur chemise, colets, manchettes, coiffe et sur autre linge aucune découpure et broderie de fil d'or et d'argent, passements, dentelles, points coupés, manufacturés, tant de dedans que dehors le royaume nous a inspiré dans l'élaboration de ce costume.

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lundi 4 janvier 2016

De la suspension des chausses masculines (XIIe-XVIIe)

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(...) lors commencza le monde de attacher les chausses au pourpoint. Et non le pourpoint aux chausses, car c’est chose contre nature (...).

Gargantua ; François Rabelais ; 1535.

Les chausses sont le vêtement qui couvre les jambes. D'abord séparées, en suivant l'évolution de la mode, elles seront de plus en plus hautes et couvrantes et elles finiront par être jointes et couvrir l'entre-jambe pour se transformer finalement en culotte au XVIIe siècle. Elles tiennent par suspension en les attachant grâce à des aiguillettes à un autre vêtement.

Je vous propose une petite rétrospective sur l'évolution des systèmes de suspension.

Dans le but de simplifier cet article, je ne vais m'attarder que sur la description des différents systèmes d'attaches des chausses. Il faut garder en mémoire que toute la population n'a pas abandonné d'un coup un système au profit d'un autre. Lorsque l'on parle de l'adoption du doublet au XIVe siècle et de l'impact qu'il aura sur la fixation des chausses, sa diffusion dans l'ensemble de la société prendra près d'un siècle ... plusieurs modes peuvent cohabiter sur une même période il en va de même pour la suspension des chausses.

Ainsi, je n'ai pas tenté de réaliser une chronologie précise de l'apparition ni de l'abandon de chaque système mais de les décrire pour donner les clés d'interprétation, de sorte que, devant une représentation, vous soyez capable de déterminer facilement par quel(s) moyen(s) les chausses peuvent être tenues.

Enfin, bien que la manière d'attacher les chausses ne puisse pas être considérée indépendamment de leur forme, nous n'allons pas approfondir l'évolution de celle-ci.

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mercredi 15 avril 2015

Une coiffe XIIe et XIIIe : la guimpe nouée.

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La guimpe (ginple, gimple) nouée (ou touaille -toelle-) est une coiffe drapée et entortillée plusieurs fois autour de la tête qui passe sous le menton. Elle est réalisée dans une grande bande de tissu fin. Elle était utilisée par les paysannes et les servantes pour les travaux physiques mais également pour les voyages. On l'observe sur les sources du troisième quart du XIIe siècle au premier quart XIVe.

Si la guimpe désigne, au cours de la période médiévale y compris au XIIIe siècle différents types de coiffes, nous allons nous intéresser à un seul type d'entre elles : la guimpe liée ou nouée.

Cette coiffe est représentée sur des personnages de la fin du XIIe siècle (bible de Manerius) à la mi-XIIIe (vitraux de la cathédrale de Chartres et bible de Maciejowski).

Dans cette première partie, j'évoquerai la coiffe dans les sources, dans une seconde partie, je présenterai ma routine simple qui permet de draper cette coiffe facilement même sans miroir.

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