mardi 24 mai 2016

Coiffes féminines au XIIe siècle : les formes.

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Je vous propose un petit tour d'horizon sur les coiffes au XIIe siècle. Dans ce premier article, nous allons étudier les représentation de coiffes pour en dégager les formes générales ainsi que les fréquences de représentation.

La coiffure ainsi que la coiffe font partie intégrante d'un costume aussi bien masculin que féminin. En effet, la mode ainsi que les usages sociaux concernent aussi bien la manière de coiffer ses cheveux que les accessoires que l'on peut y ajouter. La coiffe peut être une protection, une contrainte sociale et/ou religieuse, un accessoire de mode.

J'ai étudié un corpus de 2500 représentations (enluminures, statuaires, émaux) pour relever les différents type de coiffes sur les personnages féminins.

J'ai commencé par réaliser une typologie simple pour les différentes coiffes observées. Je n'ai pas essayé de différentier à tous prix les modèles de coiffe sur le moindre petit détail mais plutôt de créer de grandes familles dans le but de proposer des tutoriels sur la manière de les réaliser.

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samedi 24 octobre 2015

Nouer une tresse

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En attendant de nouveaux tutoriel de coiffes (XIIe siècle à venir) voici une petite astuce qui peut servir pour la suite.

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mercredi 15 avril 2015

Une coiffe XIIe et XIIIe : la guimpe nouée.

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La guimpe (ginple, gimple) nouée (ou touaille -toelle-) est une coiffe drapée et entortillée plusieurs fois autour de la tête qui passe sous le menton. Elle est réalisée dans une grande bande de tissu fin. Elle était utilisée par les paysannes et les servantes pour les travaux physiques mais également pour les voyages. On l'observe sur les sources du troisième quart du XIIe siècle au premier quart XIVe.

Si la guimpe désigne, au cours de la période médiévale y compris au XIIIe siècle différents types de coiffes, nous allons nous intéresser à un seul type d'entre elles : la guimpe liée ou nouée.

Cette coiffe est représentée sur des personnages de la fin du XIIe siècle (bible de Manerius) à la mi-XIIIe (vitraux de la cathédrale de Chartres et bible de Maciejowski).

Dans cette première partie, j'évoquerai la coiffe dans les sources, dans une seconde partie, je présenterai ma routine simple qui permet de draper cette coiffe facilement même sans miroir.

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mardi 17 mars 2015

Un costume de bourgeoise vers 1490

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Le costume présenté est celui d'une bourgeoise allemande à la fin du XVe siècle d'après un tableau et une gravure d'Albrecht Dürer. Cependant, ce type de vêtement est couramment représenté dans les tableaux et enluminures germanique de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle.

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jeudi 7 février 2013

Un costume de "fausse" courtisane vers 1250

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Le costume présenté, daté vers 1250 est une proposition de reconstitution d'une imitation de costume noble. Le courtisan à cette époque est une personne évoluant dans la cour, il n'a pas le sens péjoratif que nous pouvons lui donner aujourd'hui. Il s'agit donc d'un costume de fausse courtisane dans la mesure où il s'agit d'une tentative de montrer par une richesse démesurée un rang supérieur dans la société.

En effet, la grande ampleur de la cotte, sa traine et ses décorations en font un vêtement plutôt exceptionnel. Cependant, le tissu et certaines matières utilisées (perles en nacre et non perles naturelles) montrent que la réalisation est au dessus des moyens réels du porteur.

Très fort marqueur social, le costume pouvait en effet essayer de faire passer son porteur pour plus riche qu'il n'était (et cette tendance a largement perduré au cours des siècles, bien au delà du Moyen-âge) c'est à ce genre de comportement que nous devons beaucoup de lois somptuaires : règlements qui déterminent ce qu'il est bienséant de porter selon son rang, sa richesse. Si les questions de morale liées au costume nous sont parvenus et que la bataille des représentations semble avoir été gagnée par ces moralistes, le fait que certaines garde-robes aient contenu plus que nécessaire semble indéniable. Les plus difficile lorsque l'on tente de proposer une reconstitution est de déterminer dans quelle mesure le vêtement ne respectait pas les codes et où précisément se situaient les infractions.

La pièce principale de ce costume, la cotte a été réalisée d'après la tunique de Ste Claire dans une approche d'étude et de compréhension des artefacts qui nous sont parvenus.

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